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Artisanat
Les Burkinabè sont d'admirables artistes : les objets en bronze, obtenus grâce à la technique de la cire perdue, ont fait la renommée des cours royales. La vannerie, la poterie, les objets de cuir et de peau, les batiks, la sculpture sur bois méritent d'être vus. La fabrication des instruments de musique (balafon, djembé), notamment à Bobo-Dioulasso, contribue aussi à la variété de l'artisanat local. Conseil au voyageur : préférez visiter les ateliers des artisans plutôt que d’acheter des objets au marché.
La découverte de l'art nègre
En France, Braque joua un rôle déterminant dans la découverte de l'art nègre qui imprégnera tout le cubisme. Les premières collections d'art primitif commencèrent vers 1907. À l'instar du cubisme, dans les années 1920 et 1930, le dadaïsme et le surréalisme furent très sensibles à la beauté primitive.
C'est dans les années 1960 que naissent les grandes expositions d'art primitif après que l'« invention » de l'art nègre par les artistes européens a entraîné un véritable pillage dans les pays concernés. Très vite, les artistes européens annexèrent ces œuvres et et appelèrent « primitivisme « toute une branche de l’art moderne… occidental !
L'artiste africain s'en fichait : on ne savait rien de lui, il ne signait pas. Il est vrai qu'en Afrique noire, l'individualisme n'est pas considéré comme une vertu et le goût du vedettariat qui accompagne souvent cette façon d'être ne peut donc l'atteindre.
Toutefois, aujourd’hui la situation est quelque peu différente et les amateurs savent citer les noms des artistes qui comptent…
Cuisine
Le plat national est le tô, une pâte à base de farine de mil, de maïs ou de sorgho accompagnée d'une sauce. Par exemple, la fameuse sauce gombo, verte et gluante, à base d’oseille. Mais on le trouve rarement dans les restaurants : c’est un plat de brousse, de village, et avant tout familial.
Les viandes (chèvre, mouton, poulet, pintade…) sont généralement braisées au charbon. Les volailles sont parfois frites ou à la broche. Le poisson est rarement consommé, car assez cher pour les bourses moyennes.
Le riz est une céréale très utilisée dans la cuisine burkinabè. Cuit à la vapeur ou dans l'eau, il est souvent servi sous l’appellation de « riz-sauce », avec une sauce à base de pâte d'arachide épicée ou une sauce tomate. On le fait aussi revenir dans l'huile qui a servi à cuire la viande, c'est le « riz gras ».
Le dégué est un yaourt brassé avec des grains de petit mil, à boire frais.
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