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    17 septembre 2007 - Musique et danse

     

    (Groupe de musiciens acompagnants la danse - Paologo 2006)

     

    Les danses et chants, qui évoquent aussitôt l'Afrique dans nos esprits, ne se produisent que lors de cérémonies bien précises ou alors sur l'incitation mercantile de quelques organisations touristiques. En revanche, il arrive souvent qu’à la nuit tombée, sur la place du village, au milieu d'échoppes, les gens dansent au son du djembé et du balafon, instruments typiques, ou écoutent le griot qui, accompagné de sa kora (dont la musicalité fait penser à la harpe) chante les hauts faits de telle ou telle famille.
    Base de la vie en société presque autant que la religion, la musique occupe une place toute particulière. Très exubérante et festive, elle puise ses racines mélodieuses dans des traditions ancestrales, aussi bien en ce qui concerne le choix des instruments que celui des paroles et des sujets des chansons.

    Sons pluriels

    Il faut parler au pluriel des musiques. Chacune est un dialecte, et chaque instrument est accordé à son propre dialecte. La musique, comme la danse, traduit la complète communion de l'homme et de la nature. L’instrument traduit les intonations, les tons, les sons de la langue. Tout est instrument, y compris les voix de gorge, le nez pincé, ou encore les coups résonnant sur la jambe ou le ventre.
    L'instrument de musique a partout une valeur symbolique : pour tous les assistants, il représente leur cosmogonie, ou l'acte sexuel, ou l'accouchement, ou la vie, et chacun reconnaît la valeur de chaque détail ainsi que sa signification profonde.
    Vous pourrez entendre souvent les chants de travail qui rythment les activités des champs (l'origine du jazz !) et surtout les jeux musicaux rythmiques des enfants.
    Maintenant, la musique ne se cantonne pas à la brousse. Dans les grandes villes, les gens avaient fêté l'indépendance sur les rythmes venus de Cuba (notamment le mérengué). Ceux-ci continuent d'ailleurs d'électriser les boîtes de nuit. Les instruments et les sonorités de l'Amérique noire, ou ceux propagés par la world music, ont également beaucoup de succès.
    En France, pour aborder l'Afrique en spécialiste ès musique, rendez-vous tous les jours sur les ondes d'Africa n° 1 (107.5 FM),pour connaître les musiciens ou les morceaux à la mode.

    Quelques instruments typiques

    La kora

    Surtout présents en Afrique de l'Ouest, les griots, membres d'une sorte de caste particulière, à la fois sorciers et poètes, chantent depuis la nuit des temps les louanges des princes. accompagnés de la kora, instrument à cordes (16, 21 ou 28) dont la forme rappelle celle du luth mais dont la caisse de résonance est une calebasse tendue d'une peau de chèvre. Sa sonorité est proche de celle de la harpe.

    Le balafon

    Sorte de xylophone, il se compose de lames de bois de différentes tailles et épaisseurs, montées sur un châssis. Des calebasses percées de trous et disposées en dessous servent de caisses de résonance. Les lames, cuites au four, contribueront à produire des sonorités très pures et musicales. Le balafon est ensuite accordé suivant la langue du joueur car il accompagne le plus souvent les chants de son ethnie.

    Les tams-tams

    Appelés aussi djembés, ils sont de différentes tailles : le tama, le plus petit, se place sous l'aisselle, d'autres occupent une place particulière au sein de l'orchestre. Avant le dîner, au retour de la pêche, sur la plage, à la messe, au cours d'une balade en pirogue... tout est prétexte pour tambouriner. Ce qui donne lieu à de formidables explosions de joie.

    Les griots

    Ils jouent un rôle social particulier. Ils sont les seuls à pouvoir dire aux puissants ce que le peuple pense d’eux. Mais les griots chantent le plus souvent les louanges de leur employeur, rappelant les hauts faits de leurs ancêtres à travers des récits épiques, et jouant le rôle de conseillers. Ils s’accompagnent de leur instrument de musique.
    Certains atteignent la célébrité, d'autres font le tour du quartier, surtout à l'occasion d'une fête où l'on ne peut pas refuser leur présence. Ils se plantent bien droit à l'entrée devant le maître de maison, avec ou sans kora, leur instrument de musique, et, selon l'argent qu'ils espèrent gagner, récitent toute la saga ou en chantent une bribe.
    Aussi, quand un griot est signalé dans le quartier, souvent le maître de maison se cache, en espérant ne pas se faire prendre, car le griot est à la fois paria et respecté pour ses connaissances. Il fera rire tous les voisins avec une bonne chanson aux dépens du radin.

     

    (source pour cet article et les 3 precedents : www.routard.com)



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    17 septembre 2007 - Traditions

     

    Fêtes et jours fériés

    Les jours indiqués ci-dessous sont chômés, ce qui signifie que tout ce qui est bureau, banque, poste est fermé.

    - 1er janvier : Nouvel an.
    - 3 janvier : fête de la Révolution, commémoration du soulèvement populaire.
    - 8 mars : fête internationale de la Femme.
    - 30 mars : journée nationale du Pardon.
    - Pâques.
    - 1er mai (ou 2 mai si le 1er tombe un dimanche).
    - Ascension.
    - 5 août : commémoration de l'Indépendance (qui a eu lieu en fait un mois auparavant).
    - 15 août : Assomption.
    - 11 décembre (ou 12 décembre si le 11 tombe un dimanche) : fête nationale, anniversaire de la proclamation de la République de Haute-Volta (1958).
    - 25 décembre : Noël.

    Les fêtes religieuses musulmanes suivent le calendrier lunaire.
    - La Korité ou l’Aïd El Fitr : le 13 octobre 2007. Célèbre la fin du ramadan débuté un mois plus tôt.
    - Le Maouloud : prévu le 31 mars 2007. Célèbre la naissance et le baptême (7 jours après) du Prophète.
    - La Tabaski (ou fête du Mouton ou Aïd el Kébir) : vers le 31 décembre 2006. Fête très populaire qui commémore le sacrifice d’Abraham. Les festivités peuvent durer plusieurs jours si la date est proche du week-end.

    L'animisme

    En gros, l'animisme, très fort en Gambie, reconnaît l'existence d'une force vitale présente chez tous les hommes. Bien qu’il existe un dieu tout-puissant à l’origine de la terre, mais finalement peu préoccupé du sort des humains, les animistes lui préfèrent des divinités secondaires, en général les forces de la nature personnifiées et les esprits.
    Les prières animistes visent essentiellement à assurer la force, la richesse et la fécondité du groupe. L'attachement aux croyances traditionnelles est encore très vif dans la population. Même les fidèles musulmans ou chrétiens sont nombreux à perpétuer des rites animistes ancestraux.

    La tontine

    Pratique symbolisant bien l'esprit d'entraide des Africains, la tontine est une sorte de caisse d'épargne entre amis ou voisins. Depuis longtemps, les paysans se mettaient ensemble pour défricher les champs ; celui dont c'était le tour offrait le vin de palme.

    Aujourd'hui, elle est surtout très pratiquée dans les pays d'émigration. Les membres d'une tontine mettent en commun une certaine somme d'argent et chacun à son tour en fin de mois en empoche la totalité. Cet argent sert en général à monter ou à renflouer une affaire. Aucun papier n'est signé, toutes les relations sont basées sur la confiance. Et puis on se connaît : on appartient à la même famille, au même village ou quartier.
    Tonti, le banquier italien du XVIIe siècle qui lui a donné son nom, ne pensait pas qu'un jour son invention se retrouverait en Afrique, à une grande échelle.
    Ce qui est intéressant dans cette pratique, c'est que, plus qu'une épargne forcée, c'est avant tout un état d'esprit, l'occasion de se retrouver, de s'épauler. La tontine peut aussi prendre en charge des initiatives à caractère social, comme l'école d'un village. Elle remplit également le rôle de la Sécurité sociale : aucun membre ne sera laissé seul en cas de maladie ou d'accident.

    Cette entraide est fondamentale. Il est fréquent de voir la famille des malades faire la cuisine dans les cours des hôpitaux publics où les repas ne sont pas pris en charge. Elle les assiste, elle reste proche. Les Africains ne comprennent pas les Européens qui confient leurs parents à l'hospice ou à la maison de retraite.

    Les tresses

    Quelle femme blanche aux cheveux désespérément raides, peu épais ou trop fins n'a pas, sinon envié, du moins admiré ces savantes et artistiques nattes ornant de féminins visages d'ébène ? Mais qui, hormis un regard connaisseur, eût pu traduire le message que cette charmante parure transmettait ? Jeune fille ou femme mariée, riche ou pauvre, de telle ethnie ou telle caste...
    Bien sûr, aujourd'hui, ce n'est plus aussi simple : les modes urbaines et internationales s'en sont mêlées et les signes s'estompent. La tresseuse professionnelle, toujours issue de la caste prestigieuse des forgerons (fille ou femme de) va-t-elle rejoindre peu à peu le rang des tresseuses ordinaires (celles reléguées à la coiffure quotidienne et non plus à celle de cérémonie) ?



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    17 septembre 2007 - Culture

     

    Artisanat

    Les Burkinabè sont d'admirables artistes : les objets en bronze, obtenus grâce à la technique de la cire perdue, ont fait la renommée des cours royales. La vannerie, la poterie, les objets de cuir et de peau, les batiks, la sculpture sur bois méritent d'être vus. La fabrication des instruments de musique (balafon, djembé), notamment à Bobo-Dioulasso, contribue aussi à la variété de l'artisanat local. Conseil au voyageur : préférez visiter les ateliers des artisans plutôt que d’acheter des objets au marché.

    La découverte de l'art nègre

    En France, Braque joua un rôle déterminant dans la découverte de l'art nègre qui imprégnera tout le cubisme. Les premières collections d'art primitif commencèrent vers 1907. À l'instar du cubisme, dans les années 1920 et 1930, le dadaïsme et le surréalisme furent très sensibles à la beauté primitive.
    C'est dans les années 1960 que naissent les grandes expositions d'art primitif après que l'« invention » de l'art nègre par les artistes européens a entraîné un véritable pillage dans les pays concernés. Très vite, les artistes européens annexèrent ces œuvres et et appelèrent « primitivisme « toute une branche de l’art moderne… occidental !
    L'artiste africain s'en fichait : on ne savait rien de lui, il ne signait pas. Il est vrai qu'en Afrique noire, l'individualisme n'est pas considéré comme une vertu et le goût du vedettariat qui accompagne souvent cette façon d'être ne peut donc l'atteindre.
    Toutefois, aujourd’hui la situation est quelque peu différente et les amateurs savent citer les noms des artistes qui comptent…

    Cuisine

    Le plat national est le , une pâte à base de farine de mil, de maïs ou de sorgho accompagnée d'une sauce. Par exemple, la fameuse sauce gombo, verte et gluante, à base d’oseille. Mais on le trouve rarement dans les restaurants : c’est un plat de brousse, de village, et avant tout familial.
    Les viandes (chèvre, mouton, poulet, pintade…) sont généralement braisées au charbon. Les volailles sont parfois frites ou à la broche. Le poisson est rarement consommé, car assez cher pour les bourses moyennes.
    Le riz est une céréale très utilisée dans la cuisine burkinabè. Cuit à la vapeur ou dans l'eau, il est souvent servi sous l’appellation de « riz-sauce », avec une sauce à base de pâte d'arachide épicée ou une sauce tomate. On le fait aussi revenir dans l'huile qui a servi à cuire la viande, c'est le « riz gras ».
    Le dégué est un yaourt brassé avec des grains de petit mil, à boire frais.



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    14 septembre 2007 - La mosaïque burkinabé

     

    Le Burkina Faso : "pays des Hommes integres" ("burkina" signigie "integre en langue mooré et "faso" signifie "patrie" en langue bamanankan) compte aujourd´hui pres de 14 millions d´habitants. Comme un certain nombres de pays pauvres le Burkina a amorcé sa transition demographique, ainsi sa population augment tres fortement depuis une cinquantaine d'années.

     

    Les chiffres les plus evocateurs concernent les repartition par age de la population : 46,8% a moins de 14 ans, 50,7% ont entre 14 et 65 ans et 2,5% ont plus de 65 ans. L'age median (16 ans et demi) temoigne de la jeunesse de la population. 

    Si la langue officielle du pays est le français, de nombreuses langues ou dialectes (plus de 60) sont parlées par les membres des diverses ethnies qui y cohabitent. Ainsi le mooré est parlé par léthnie majoritaire Mossi, le fulfudé par les Peuls, le Kassena par les Gourounsi au sud-est, le lobi par léthnie du même nom au sud-ouest de même que le marka, le bobo, le bwanu, le senoufo. Le dioula est egalement presebt au Burkina ainsi que le bissa, parlé par léthnie des Boussancé. Il est aussi interessant de signaler la presence touareg au nord du pays.

    Les Burkinabè se partagent entre trois religions : l'animisme, l'islam et le christianisme. Les proportions donnent à peu près 52 % de musulmans, 26 % d'animistes et 20 % de chrétiens (catholiques, protestants et de plus en plus de sectes para-chrétiennes). On peut dire que la plupart des Africains, même convertis à une autre religion, continuent cependant à pratiquer les rites animistes.
    L'animisme recouvre l'ensemble des religions traditionnelles pratiquées par les paysans. On parle parfois aussi de fétichisme. Les principales ethnies qui pratiquent l'animisme sont les Mossi, les Gourmantchés, les Gourounsis, les Bobos, les Sénoufos, les Lobis, les Bissas, etc. Ces trois dernières se plaignent de l'intrusion dans leur région des sectes para-chrétiennes.



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