Mouvement de la Jeunesse pour la PROmotion de la CUlture NAtionale et la Solidarité
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    9 septembre 2007 - Situation sanitaire

     

    La situation sanitaire est marquée par de forts taux de mortalité. Selon une enquête démographique et de santé de 1998-99, près de 80 000 enfants meurent avant l'âge de 1 an. La principale cause de décès infantiles sont des maladies pour lesquelles des traitements médicaux existent mais par manque de moyen, ces derniers ne peuvent être prescrits aux populations. Ainsi, les statistiques sanitaires et les résultats d'une enquête démographique et de santé en 1998 montrent que sur 100 enfants malades, 11 présentent des symptômes d'infections respiratoires aiguës, 35 ont un aspect palustre et 20 ont une diarrhée. La paludisme représente une des principales causes de morbidité avec, en moyenne, 600 000 cas par an. Son incidence a baissé progressivement passant de 7.6 % en 1988 à 5.4 % en 1997. Quant à la rougeole, son incidence a aussi diminué en quelques années mais cette maladie, comme la méningite, connaît des poussées épidémiques cycliques, ce qui a été le cas en 2000 et en 2001.

    Ce fort taux de mortalité infantile peut s'expliquer tout d'abord par de mauvaises pratiques d'hygiène et d'assainissement. En effet, malgré les efforts constatés ces dernières années pour pourvoir les grandes villes de systèmes d'évacuation des eaux usées et des eaux pluviales, la situation d'assainissement demeure encore un problème de santé. Une grande majorité de la population n'est pas encore détachée des mauvaises conditions d'hygiène personnelle et domestique. Le manque d'accès à l'eau potable (seulement 34 % des Burkinabés y ont accès) est une des causes importantes qui favorise la propagation des maladies.
    Parallèlement, le mode d'évacuation des ordures ménagères pose problème. Une très faible part de la population utilise les poubelles : les immondices sont tout simplement à même le sol, ce qui aggrave considérablement les conditions d'hygiène, notamment des enfants.

    Ce fort taux de mortalité infantile peut s'expliquer tout d'abord par de mauvaises pratiques d'hygiène et d'assainissement. En effet, malgré les efforts constatés ces dernières années pour pourvoir les grandes villes de systèmes d'évacuation des eaux usées et des eaux pluviales, la situation d'assainissement demeure encore un problème de santé. Une grande majorité de la population n'est pas encore détachée des mauvaises conditions d'hygiène personnelle et domestique. Le manque d'accès à l'eau potable (seulement 34 % des Burkinabés y ont accès) est une des causes importantes qui favorise la propagation des maladies.
    Parallèlement, le mode d'évacuation des ordures ménagères pose problème. Une très faible part de la population utilise les poubelles : les immondices sont tout simplement à même le sol, ce qui aggrave considérablement les conditions d'hygiène, notamment des enfants.

    Par ailleurs, le pays fait face à un double fardeau de transition démographique accompagnée d'une transition épidémiologique ce qui entraîne l'émergence de certaines maladies comme les maladies cardio-vasculaires, les maladies liées au stress, à la pollution, à la consommation alimentaire.

    Enfin, les endémies majeures comme la tuberculose ou encore la lèpre constituent d'importants problèmes de santé publique. Mais le fléau le plus préoccupant est le SIDA qui se caractérise par sa progression rapide et son expansion dans toutes les couches sociales. Officiellement 10 cas ont été déclarés en 1986 et 2 166 en 1998. Mais à la fin des années 1999, ONU SIDA estimait que 350 000 personnes vivaient avec le SIDA au Burkina Faso. L'absence de prévention et de dépistage risque malheureusement d'aggraver cette situation déjà désastreuse.

     

    (source: http://nassaramitie.apinc.org)



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    9 septembre 2007 - Situation economique et sociale

     

    Le Burkina Faso est un des pays les plus pauvres au monde : le revenu brut annuel par habitant frôle les 300 dollars. L'économie est basée sur l'agriculture et l'élevage, sur les revenus des travailleurs émigrés de plus en plus nombreux et sur l'aide extérieure.

    L'activité agricole représente près de 90 % de la population active. Malgré les contraintes géo-climatiques importantes (pauvreté du sol, rareté des ressources naturelles, fortes variations pluviométriques et saisonnières), l'agriculteur a toujours pu assurer son autosubsistance. Pourtant, le matériel agricole est archaïque (pioche et houe) et seulement 10 % des terres sont cultivées (essentiellement mil et sorgho, maïs et riz, et quelques cultures commerciales : coton, haricot vert, arachide, karité,...). Le secteur des industries (4%) (huiles, savons, cuir, textiles, brasseries, mobylettes...) et des services (9%) se développent doucement. Les ressources minières (manganèse, phosphate et or) sont pour l'instant inexploitées. Le tourisme, quant à lui, connaît un essor important.

    Les ressources énergétiques du Burkina Faso sont constituées à 95 % par le bois à cause de l'absence totale d'hydrocarbures et de charbon, ce qui a entraîné un déboisement très grave. Un vaste programme de sauvegarde des forêts et d'encouragement de production électrique est mis en place depuis 1994 avec la collaboration des Nations Unies. L'eau, autre ressource primordiale, est gérée par l'Etat et des barrages sont érigés pour aménager de nouveaux territoires.

    Ouagadougou et Bobo-Dioulasso sont les deux principales villes du pays mais ne comptent guère que 8 % de la population du pays, essentiellement rurale. Ces villes sont desservies par l'unique chemin de fer reliant Ouagadougou à Abidjan en Côte d'Ivoire. Le réseau routier, quant à lui, s'est considérablement développé ces dernières années et assure une liaison goudronnée entre les principales villes du pays.

    Le manque d'accès aux soins de santé, dû à la forte disparité de la population rurale et surtout à cause de la pauvreté des gens, font du Burkina un des pays ayant la plus faible espérance de vie (46 ans en 1998) et le plus fort taux de mortalité infantile (109 pour 1000 naissances en 1998). Les maladies endémiques telles que méningite, malaria, lèpre, fièvre jaune font des ravages contre lequel les Burkinabés ne peuvent lutter jusqu'à présent.

    Le niveau d'alphabétisation demeure très insuffisant; moins d'un habitant sur cinq sait lire et écrire. L'école est gratuite et obligatoire pour les enfants de 7 à 13 ans, mais, en raison du manque d'enseignants et du caractère rural du pays, un tiers seulement des enfants en bénéficie réellement. Malgré des efforts importants de la part des pouvoirs publics, seulement 17% des enfants de 12 à 17 ans étaient scolarisés dans l'enseignement secondaire.

     

    (source: http://nassaramitie.apinc.org)



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    9 septembre 2007 - Situation geographique

     

    Le Burkina Faso est entouré par le Mali au nord et à l'ouest, par le Niger au nord-est, au Sud-Est par le Bénin et au Sud par le Togo, le Ghana et la Côte d'Ivoire. Il n'a donc pas de débouché sur la mer. Sa superficie est de 274 200 km² soit la moitié de celle de la France.

    C'est un pays plat. L'écart entre les altitudes extrêmes est inférieur à 600 mètres. L'altitude moyenne ne dépasse pas 400 mètres et près de la moitié du pays se situe entre 250 et 350 mètres (le point culminant est le Tenakourou à 747 m à l'ouest). La platitude d'ensemble n'exclut pas une certaine variété locale. La nature des roches et la morphologie permettent de distinguer deux grands domaines topographiques : sans rentrer dans les details on observe un massif qui occupe le sud-ouest du pays alors que le reste constitue une sorte de grande plaine.

    Quoique peu élevé et relativement peu arrosé, le Burkina a un réseau hydrographique assez important, surtout dans sa partie méridionale. Les cours d'eau se rattachent à trois bassins principaux: les bassins de la Volta, de la Comoé et du Niger. Le pays devait son ancien nom de Haute-Volta aux trois cours d'eau qui le traversent : le Mouhoun (anciennement Volta Noire), le Nakambé (Volta Blanche) et le Nazinon (Volta Rouge) Le Mouhoun est le seul fleuve permanent du pays avec la Comoé qui coule au sud-ouest.

    Le Burkina Faso possède un climat tropical de types soudano-sahélien ( caractérisé par des variations pluviométriques considérables allant d’une moyenne de 350 mm au Nord à plus de 1000 mm au Sud-ouest) avec deux saisons très contrastées : la saison des pluies avec des précipitations comprises entre 300 mm et 1200 mm et la saison sèche durant laquelle souffle l'harmattan, un vent chaud et sec, originaire du Sahara. La saison des pluies dure environ 4 mois, entre mai-juin et septembre, sa durée est plus courte au nord du pays.

    On peut donc distinguer trois grandes zones climatiques :

    • zone sahélienne au nord du pays : moins de 600 mm de pluviométrie par an et amplitudes thermiques élevées (15 à 45 degrés).
    • zone soudano-sahélienne entre 11° 3' et 13° 5' de latitude Nord. C'est une zone intermédiaire pour les températures et les précipitations.
    • zone soudano-guinéenne au sud du pays : plus de 900 mm de pluie par an et des températures moyennes relativement basses.

    On distingue deux 2 saisons inégales :

    • une saison hivernale très courte de 3 à 4 mois (juin à septembre)
    • une saison sèche de 8 à 9 mois (octobre à juin).

    La rareté et la mauvaise répartition des pluies provoquent des migrations de plus en plus fortes des populations principalement du Nord et du centre vers les villes, le Sud-ouest du Burkina Faso et la côte. La température varie de 16 à 45 degrés Celsius ; l’évaporation moyenne annuelle est estimée à 3 000 mm et la recharge annuelle de la nappe souterraine à 40 mm.

     

    (source : wikipedia)



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